Mais où est la ville ? Nous en faisons le tour sur le périphérique local en pleine verdure : on ne voit ni bâtiments officiels, ni immeubles ..... Avec 300 000 habitants, cette capitale australienne très étendue camouffe ses maisons de la route derrière des buttes de gazon ou des arbres.... on est loin du modèle des mégapoles traversées !
On ne peut plus tranquille, le centre ville est construit près de la rivière artificielle avec des commerces fermés passés 17 heures et des parcs...
Tout est aseptisé et semble neuf. On ne peut pas dire que ce soit vivant ...nous nous réfugions dans un pub : dernier vestige de l'animation locale !
Pour le reste, Canberra est un modèle d'urbanisation en terme d"organisation des espaces et accès : pour les bus, les vélos (beaucoup de cyclistes), les piétons, et l'emplacement des bâtiments : les musées, les ambassades, les entreprises et les commerces sont regroupés par zone.
D'un point de vue culturel, l'évènement du jour est l'exposition de peintres français tels Cézanne, Matisse, Van Gogh, Gauguin, Lautrec du Musée d'Orsay au National Gallery et cela attire tellement de monde que les chauffeurs de taxis ont quelquepeu du mal à faire face à la demande ...
et nous avons eu de la chance de réserver la dernière place disponible alentours pour notre camper van.
Nous préférons éviter la queue de la grande exposition pré-citée pour découvrir le Questacon qui n'est pas un gros mot mais un musée scientifique et l'expo consacrée aux enfants réussit à les captiver une matinée entière : du jamais vu ....
l'attention de nos chérubins a été retenus plus d'une demi heure sur une série de jeux et d'expériences scientifiques illustrant les base de la physique.
Pour notre part, nous nous faisons peur avec la reconstitution du tremblement de terre de 2004 dans
n un appartement au sein duquel nous prenons place (Magnitude 6) avant de nous cramponneret imaginons, avec un fort pincement au coeur, ce qu'a dû être celui de Santiago il y a quelques jours.
Pour reprendre un peu d'air après ces fortes émotions, nous voulions faire un petit tour dans le quartier officiel qui s'est avéré être immense ; En effet, les distances, sur un plan sans échelle remis ar un commerçant, représentent en réalité un sacré bout de chemin pour atteindre le parlement (siège du common wealth). Constraste d'une architecture grandiose au représentations internationale avec en face une petite guérite où les aborigènes accueillent les visiteurs que nous sommes pour rappeler que tout n'est pas encore clarifié sur la répartition des territoires entre ethnies.
Cela nous pousse à compléter nos informations sur l'histoire de ce pays au Musée National d'Australie avec une exposition sur l'histoire des aborigènes et, en film d'introduction, les excuses (du 13 Février 2008) officialisées par le 1er Ministre et le gouvernement au peuple aborigène pour les actes peu glorieux de l'histoire "blanche" à leur encontre et pour signifier une première étape vers un avenir plus reconnaissant ; cette rétrospective est fort captivante si l'on veut mieux comprendre la source des tensions voir du fossé entre les deux peuples et ne pas oublier d'admirer une magnifique collection d'objets traditionnels aborigènes et des îliens du détroit de torres au nord du continent qui nous en met pleins les mirettes....
Comme Léo ne débranche pas des dinosaures, nous repartons ensuite pour un enième Musée (national) qui le lance dans des histoires à rallonge quand ce ne sont pas un milliard de questions sur la pseudo traduction des pancartes juxtaposant les maquettes. Une projection a attiré mon attention (pas celle de mon voisin qui dormait) sur la découverte d'un fossile faisant semble-t-il le lien entre les dinosaures et les singes (donc peut être un ancêtre à nous) : histoire à suivre...
Création: Eric Monge