Un petit tour par Sydney quelques heures avant de reprendre l'avion pour Ayers rock et pour donner une proportion : il nous faut quasiment le même temps pour Nouméa / Sydney que pour pour Sydney / Ayer's Rock en plein milieu du continent australien. Enfin, une fois arrivés à bon port et après quelques surprises d'adaptation à la nouvelle conduite (à gauche, en boite automatique, avec le clignotant à droite du volant), nous apercevons le mythique bloc de Uluru : inscrit à l'Unesco depuis 1987, ce monolithe de 348 mètres, composé de roches sédimentaires nommé arkose ou sable de lave égrainé, riche en minéral de fer, avec une partie non visible plus importante tel un iceberg et une circonférence proche des 9 km (on fera le tour en 4h30, compter 2h30 sans les enfants), cette pierre sacrée aux yeux des Anangu (aborigènes locaux) peut être escaladée mais 35 chutes mortelles ont été dénombrées et cela est vivement déconseillé ! avec près de 400 000 visiteurs par an, ce monument a du mal à garder des sources potables après le passage de touristes peu responsables. De même et pour garder le secret entre les parties sacrées pour les femmes aborigènes inaccessibles pour les hommes et vice versa, certaines parties de la montagne ne sont pas photographiables. Pour le reste, tout est organisé à l'américaine avec des points d'eau, des plans, des points de secours, des toilettes et j'en passe... sans oublier les parkings pour vue du lever de soleil pour voiture ou cars (ce ne sont pas les mêmes) et coucher... bien sûr. Il n'empêche que la vue de ce caillou est des plus surprenantes avec ses rigoles noires de cascades suivant le modelé gracieux de cette montagne tout en rondeur et les nuages qui rosissent au reflet de la terre rouge n'ont en rien gâché le spectacle. Une petit pensée bien sûr pour les anciens de Guerlain qui ont connu la pub de Mahora ! Dommage que le logement soit si cher (170 dollars en auberges de jeunesse pour 4), nous nous y serions bien encore attardés. On profitera quand même de l'ambiance country de la région avec un barbecue, une bonne bière Cascade et une musique country plutôt bien assurée par le bushman du coin...
On s'est aussi laissés tentés par les Olga's (nom australien) ou Kata Tjuta (nom aborigène) soit une structure de 36 dômes datant de 500 millions d'années, moins accessible à la famille ou seulement pour une promenade qui, quand les cars débarquent, ressemblent plus à un pèlerinage qu'à la découverte d'un site naturel....
Création: Eric Monge