Sur la transversale Nord Ouest, entre les monts verts tendres qui ne sont pas sans rappeler les volcans endormis d'Auvergne et les monts plus pelés et secs (avec des arbres blancs plus dénudés) de quoi faire penser à certains coins d'Afrique), il y a de quoi être déroutés ! Les rivières sont massives même s'il ne pleut pas encore beaucoup : on ne pas dire que le Caillou manque de sources.
Commence ensuite la pente douce et très cultivée de la côte Ouest ou les stockmens (cowboys locaux généralement blancs anciens colons) entretiennent les terres pour l'élevage et/ou autres productions agricoles : un vrai farwest exotique.
On trouve ainsi des troupeaux de vaches plus ou moins en liberté sous les palmiers ou les flamboyants.
Les menus affichent aussi bien du cerf (qui pullule sur la grande terre et semble devenir un vrai fléau) ....que des crevettes.
Dommage, nous sommes proches de la rentrée des classes et les terriens ont un peu déserté la place pour placer leurs enfants en internat. Nous nous réfugions en tribu (parfois assez éloignée des villes et sur des pistes sportives : c'est pour mieux les mériter) : accueil sommaire près de Koumac mais très attentionné à la Foa = on déguste un excellent bougnat (spécialité locale cuite dans des feuilles de bananiers à l'étouffée avec banane plantin, tarot, igname...) à la tribu de Oui Poin qui met à disposition un faré de bonne taille en plein centre de la communauté. Repos donc dans un environnement pas si calme qu'il paraît, si l'on tend l'oreille entre papillons, cigales ou criquets qui chantent de jour comme de nuit et viennent s'assommer sur les lumières électriques ou se faire gober par les margouillats (gékos locaux), le cri de bébé des roussettes en pleine nuit qui titillent les instincts maternelles, les chevaux en liberté qui continuent de brouter en pleine nuit près des farés pour éviter les sangliers, sans parler de tous les bruits d'oiseaux tous plus mélodieux les uns que les autres, et peu de moustiques (ouaiiiii).
Un superbe point de vue de Dumbea avec le Mont Koghy : dommage que les infos du petit futé soient complètement éronées sur les prix car on aurait bien dormi dans ces bungalows en hauteur au milieu des arbres et mangé au restaurant qui proposait des spécialités savoyardes... En tout cas une adresse à retenir pour s'installer pas trop loin de Nouméa et en pleine verdure.
Les photos
Création: Eric Monge