Nous en avons rêvé depuis que nous avons quitté la France, Bariloche y a pensé : une fondue au fromage ! Si elle n'a pas tout à fait le même goût de nos excellentes fondues savoyardes, on se précipite quand même pour la goûter accompagnée d'un petit vin argentin bien sûr (et avec les chiliens, ils sont à la hauteur pour faire concurrence aux nôtres...).
Sur les bords du Lac Nahuel Huapi, tout fait penser à la Suisse et c'est normal car la ville a été fondée officiellement au début du vingtième siècle par un de ses ressortissants: les bâtiments imposants de la place centrale, les boutiques avec leurs arcades, les chocolateries, les téléphériques, les pistes de ski, les somptueux palaces comme l'hotel de Llao Llao (5 étoiles, prononcez chao chao, les argentins ont des subtilités de langage qui les rapprochent des brésiliens en rajoutant des "Ch" un peu partout) ont attirés aussi pas mal d'Allemands et de Slovènes.
"Barilo" reste une destination phare pour les jeunes argentins (sports nautiques, treks, skis, concerts), ce qui anime la place centrale de cette ville des plus paisibles. Pour ceux qui s'adonnent au shopping : c'est l'idéal et bien pratique pour nos dernières courses avant Noël.
Si nous jouons de malchance entre les téléphériques et les musées fermés ou soit-disant, le Parc Crétacés comble Léo en présentant des reproductions en taille réelle des plus gros dinosaures d'Amérique du Sud et même une démonstration de fouille paléontologique en direct, où Léo a pu mettre a jour un os de dinosaure.
Une petit ballade le long du lac Gutierrez jusqu'aux cascades nous dégourdit un peu les pattes en offrant encore un très beau panorama : les propriétés qui s'y trouvent invitent à une retraite bien paisible.
On y trouve également un petit musée fourre tout, où un explorateur expose ses découvertes, tant géologiques que paléontologiques, de superbes agates côtoient des excréments de dinosaures et des carapaces d'un premier mammifère... ça vaut le détour, notamment pour la discussion avec l'explorateur lui même. Difficile de partir.
Création: Eric Monge